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iLiS, rose noire
Jénzine Magazine N°18, Novembre-Décembre 2009



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•• Le 29 Septembre dernier, un tonnerre de riffs Rock s’est abattu en France. La raison ? Un groupe Lyonnais a enfin laissé s’envoler son premier album. Après avoir effectué pendant huit mois une tournée de plus de 80 dates dans toute la France (jusqu’au Casino de Paris et sur les terres Corse au Rock Beach Party) en passant par la Belgique, et après avoir compilé plus de 1500 écoutes par jour sur leur MySpace, ce groupe (principalement formé par Virginie Nourry et Alexandre Lemaire - alias FX), était fortement attendu au tournant par de nombreux fans. Ces mêmes fans, rencontrés au gré de l’aventure, qui n’ont pas tardé à rentrer de plein pied dans l’univers des artistes. « J’aime iLis, dira l’un, car je me reconnais dans leurs textes, et j’adore leur énergie sur scène ». L’autre acquiescera : « c’est juste la claque et la grosse révélation du Rock Français ! ». Il faut bien dire que, ces derniers temps, le paysage musical indépendant hexagonal ne manque pas de groupes Rock. Certains se révèlent aux yeux du public en un minimum de temps, d’autres se forgent sur la route. Avec iLis, c’est un peu les deux en même temps. Leur univers est mi-rose, mi-noir. Leur rencontre est emplie de dynamisme, et le tout ne manque franchement pas d’allure. Ce premier opus a déjà un tempérament bien trempé, en plus d’être estampillé par cette devise Rock à souhait qu’est le légendaire 'Sex, Love And Rock And Roll' (petit clin d’œil au titre de Ian Dury & The Blockheads en 1977). Une fougue féminine, une musique pleine d’envie, une sensualité mêlée à une belle énergie. D’un coup, nous avons voulu en savoir plus.

Après avoir découvert The Nuances, nous étions impatients de croiser à nouveau sur notre route un groupe accompagné par un univers bien à lui. Avec iLis, nous n’avons pas été déçus. Une fois le communiqué rose clair et gris entre les mains, nous nous sommes hâtivement pencher sur les photos. Mais qui est iLis ? Une fille, un garçon, une guitare avec quelques cœurs en guise de stickers, une robe à pois ou une petite fleur dans les cheveux (c’est selon la saison), on comprend alors que iLis suit de très près la tendance. Véhiculant une image glamour et Grunge très à la mode, le groupe fait vivre à lui seul les opposés. Est-ce Pop ? Est-ce Rock ? Un peu des deux, mais le tout est intelligemment dosé. Les influences sont nombreuses et la liste serait bien trop longue à développer. Pourtant, un groupe subsiste dans le cœur de Virginie : c’est le groupe Muse. Alors que ces derniers n’en sont qu’à leur premier album (période "Showbiz", 1999), la belle, encore adolescente, commence à les suivre au point d’en devenir très rapidement addicted. Présente partout où le groupe se trouve, se métamorphosant peu à peu en une véritable groupie, Virginie prend conscience que c’est sur scène, et non derrière, que les choses se passent. Tout comme Muse, elle a des textes, de la rage en elle, et une voix qui ne demande qu’à se poser sur un flow Rock. Le destin est parfois bien curieux. C’est justement en 2002 qu’elle rencontrera Alexandre. Ce dernier, ce qui le dynamise, c’est plutôt le monde du rythme (la batterie) mais aussi celui de l’arrangement ou encore du management. Le groupe fraichement formé n’est pas encore censé savoir qu’il vient de s’engager dans les méandres d’une grande aventure. En 2004, après avoir effectué plusieurs cafés-concerts, un premier maxi estampillé iLis voir le jour. Professionnels accourent, rencontres au programme. Mais ce n’est que depuis l’année dernière que les choses commencent à devenir très intéressantes. iLis a de l’ambition et il est donc normal de se doter d’un petit budget pour avancer. L’arrivée d’un minibus au sein de la troupe va être d’une grande utilité. De Lille à Lyon, de Paris à Strasbourg, en passant par Bordeaux, Nantes, Cambrai, Aix ou encore Bergerac, le compteur du petit bus à iLis s’affole. Nous vous parlions d’ambition ; en voici la preuve irréfutable. iLis va créer sa propre boîte de production. Le résultat ? Une indépendance totale pour pouvoir enregistrer leur tout premier album : "Sex, Love And Rock And Roll". Virginie, Alexandre, Jérémy et Romain prépare un album très puissant mais aussi très doux.

Voilà, ça y est. Après dix ans de dur labeur, le groupe récolte enfin les fruits de son travail. Le grand public commence par les croiser un peu partout, s’affichant autant sur le web que dans la presse Rock. Le bouche à oreille fonctionne et iLis semble avoir choisi l’instant T pour faire paraître son premier album. Cet album, parlons-en justement. Car maintenant que vous connaissez la biographie du quatuor, vous allez entendre de quoi ce dernier est capable. D’emblée, ce ne sont pas moins de quatorze titres qui se présentent à nous. Bien sûr, c’est le morceau "Tu t’Abandonnes" qui attirera tout de suite notre attention. Elu single de l’album, agrémenté d’un clip aux couleurs de la pochette (accessoirement produit par Simeli Prod), aucune ombre au tableau : c’est un tube. Car, qu’est qu’un tube si ce n’est, avant tout, une bonne mélodie. "Tu t’Abandonnes" n’échappe pas à cette règle. A la fin de ce clip, c’est tout le contraste contenu chez iLis qui éclate. Une guitare noire succombe sous les coups de Virginie, une autre naît, blanche, intacte, acoustique et pure. Les titres s’enchaînent ; "Je Marcherais", si douce et pourtant si Rock, persuade à son tour. Pendant que "C’est Ca" frôle la Pop de Blondie, on apprécie le morceau "Attendez-moi, Je Me Noie" où le texte devient un premier rôle. Virginie interprète ce titre de toute son âme, donne aux mots beaucoup de profondeur. On comprend, une fois de plus, que iLis a du potentiel. De plus, ce morceau a été enregistré et réalisé par le grand Volodia (Pascal Obispo,…). Doux comme une plume et dur comme de la pierre, "On se Bat Tous Les Jours" impose sa mélodie. iLis n’oublie pas ses références. Et avec le titre "Sex, Love & Rock And Roll", on tombe sous le charme. C’est Pop, c’est sexy, c’est fun, c’est jeune et terriblement efficace. Mais diable pourquoi alors ne pas le faire paraître comme single ? Car le futur son d’iLis, c’est celui-ci. Mais gare au retour du son Pop/Rock. Car après ces trois minutes trente magiques, le titre "Le Bonheur" est là pour nous rappeler que nous sommes en train d’écouter l’album d’un groupe qui sait faire parler les guitares. « Le Bonheur, c’est chiant (…) je vivrais sans, je préfère le feu et la fièvre » y interprète Virginie, remplie d’énergie et de fougue. En une minute quarante, tout est dit. Un tantinet rebel, plutôt provocateur, ce morceau est aussi là pour marquer les esprits. Puis, le calme après la tempête ; "Debout", chanson qui aurait avalé une pilule d’amour, s’étend et se languit. Là encore, iLis démontre son professionnalisme, sa capacité à capter son auditeur. Rempli de petits sons délicats, le groupe bénéficie en plus d’un enregistrement très propre. La parfaite B-Side du morceau "Sex, Love & Rock And Roll". Et tant que nous sommes baignés dans cette univers rêveur et amoureux, voilà qu’arrive "Pour Que Tu l’Aimes", au ton plutôt mielleux, en total contraste à nouveau avec les premières plages de ce disque décidemment très surprenant. On retiendra encore les ballades "Si Peu De Temps" et "Pardonne" et le titre inédit "Changer Le Sort".

Avec cet album, iLis explore les majeures facettes de la musique jeune et actuelle. S’amusant à jongler avec le tempo, en gardant toutefois les pieds dans un monde Pop/Rock remanié et repensé pour l’occasion, Virginie, Alexandre, Jérémy et Romain s’approchent de l’album parfait. Bien que l’on s’attende, ci-et-là, à quelques rebonds plus intenses, à des riffs de guitares plus caractériels, iLis sauve ce léger manque par des refrains de qualité, des paroles profondément bien écrites et un sens de la construction rythmique et de la composition. Si iLis persuade autant à l’écoute, c’est grâce à des morceaux comme "Tu t’Abandonnes", "Je Marcherais", et toute cette facette noire et Rock qui se détache de l’ensemble. A ce juste titre, iLis sait vous séduire avec des chansons plus délicates, sucrée en forme de bonbons tout roses. Vous avez dit rose ? Vous avez dit noir ? Ces deux couleurs collent parfaitement à l’esprit qui transparait du génial quatuor. Et si certains les ont déjà proclamés « espoir 2009 », nous préférerons, quant à nous, employer le terme « révélation ». Car un premier album étant toujours celui qui révèle, indéniablement le second sera celui qui confirmera le groupe. Pour le moment, le combo se concentre sur sa tournée nationale, débutée en Septembre dernier. Guettez leurs dates de concerts via leur site web et, promis, une fois devant la scène, ouvrez bien vos oreilles. Derrière iLis, se cache des professionnels talentueux qui s’apprête à percer très sérieusement dans les mois à venir (ne dit-on pas que dix ans est un cycle ?) Un groupe jeune et plein d’ambition, très actif depuis 2002, et qui va aller loin. Sa meilleure alliée ? Cette énergie communicative. Et si, à son tour, Virginie donnait l’envie à ses fans de monter un groupe ? Qu’il est décidemment bon d’être passionné par un groupe. ••

Jen Kidonÿ

Interview inédit
Virginie du groupe iLiS répond aux questions de Jénzine Magazine

Jénzine Magazine : D’où vient ce nom : iLis ?
Virginie : Au départ, on s'appelait Isis, parce que j'avais dans l'idée de monter un groupe féminin. Nous étions trois filles à l'origine. Je suis passionnée de mythologie grecque et égyptienne. L'idée d'appeler le groupe Isis comme la déesse Egyptienne me séduisait assez bien. On s'est appelé Isis pendant quelque mois puis, comme on voulait vraiment établir un projet sérieux, on s'est renseigné mais le nom Isis était déjà employé par d'autres groupes. On ne pouvait pas l'utiliser officiellement. Donc, nous nous sommes dits que l'on allait s'inventer un nom de groupe assez proche de notre idée d'origine. Cela a donné Ilis. Le plus marrant, c'est que quelques mois plus tard, nous avons appris que Ilis en Kabyle voulait dire fille. Du coup, ça rentre assez bien dans l'esprit initial.

Jénzine Magazine : à quel âge avez-vous commencé la guitare ? Quel a été l’élément déclencheur qui vous a amené à choisir cet instrument ?
J'ai commencé la guitare assez tard. Je n'avais pas fait de musique auparavant même pas de conservatoire. J'ai eu la chance d'avoir un frère assez chevelu (rires) qui faisait de la guitare puisqu'il était fan de Nirvana et des Guns N'Roses. Donc il y avait quand même un instrument a la maison. Quand mon frère a changé de guitare, il m'a donné sa vielle Jim Harley pourrie ! J'ai essayé mais je n'avais pas trop de talent. Ensuite, j'ai eu la chance de rencontrer les membres du groupe Muse à une époque où ils n'étaient pas encore très connus. J'ai fait beaucoup de concerts avec eux. Matthew m'a appris les accords basiques de guitares et après ça, je m'y suis remise. Mais c'était assez tard car j'avais dix sept ans.

Jénzine Magazine : Donc, vous avez rencontré le groupe Muse à leurs débuts. C’était en quelle année ? Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre avec le groupe Anglais ?
En fait, je les ai rencontrés en 1998, tout juste avant la sortie de "Showbiz". Je les ai rencontré car j'ai connue une amie qui était partie en Angleterre et qui avait obtenue une démo du groupe. J'ai beaucoup aimé et au moment où ils sont venus en France, je suis partie les voir. Ils étaient dans la rue, juste avant d'attaquer leur concert. On a discuté, on a sympatisé et c'est pour ça que je me suis retrouvé a parcourir les routes avec eux pendant l'année de mon BAC. Je préférais être sur les routes avec un groupe de Rock plutôt qu'aller aux cours. Mais cela ne m'a pas empêché d'avoir eu mon BAC avec mention (rires) !

Jénzine Magazine : Alexandre et vous, c’est une rencontre qui a compté pour vous. Une histoire d’amitié ? Une relation musicale ? Comme définissez-vous votre relation ?
Au début, nous nous sommes rencontré par petites annonces. J'ai voulu monter mon propre groupe et j'ai tout bêtement posté plusieurs annonces. Dans les mails que j'ai reçus, il y en avait un qui provenait d'un batteur. Pas de bonjour, pas d'aurevoir. C'était juste écrit : « je serais ton batteur ». Cela m'a intrigué. Suite à ce mail, nous nous sommes rencontrés. Il a tout de suite accroché à mes chansons et à tout l'univers des textes. Il avait surtout un grain de folie ! Il me disait : « on va y arriver, on va vivre de ça même si tout le monde nous dit que c'est impossible ». On est super complémentaires en fait, et nous sommes devenus de très bon amis.

Jénzine Magazine : Racontez-nous votre rencontre et votre collaboration avec Volodia.
J'ai signé en édition avec Virginie Auclair en 2005. C'est l'ancienne PDG de Columbia/Sony et, de ce fait, c'était une grande dame du milieu de la musique. J'utilise le verbe au passé car, malheureusement, elle est décédée en Janvier dernier. Ca a été vraiment la personne qui nous a permis de passer de petit groupe amateur à un groupe en voie de professionnalisation. Elle nous donné toute les clés et les ficelles du métier et nous a permis de rencontrer tout le monde, que ce soit des maisons de disques ou des producteurs de spectacle ou encore des réalisateurs. Elle a adoré nos chansons et elle était persuadée qu'il fallait apporter un petit truc en plus. Elle voyait vraiment le projet en grand. Cela a été super enrichissant. Puis, en 2007, au moment où nous étions dans l'optique d'enregistrer un album, nous avons contacté plusieurs réalisateurs. Virginie avait pensé à Volodia car c'est un grand nom en France et c'est quelqu'un qui s'est ouvert a beaucoup de styles différents. Il a travaillé aussi bien avec Pascal Obispo que NTM et elle savait qu'il aimait le Rock. Il nous a contacté et il a immédiatement cru au projet. Puis, nous nous sommes rencontrés et nous avons discutés. C'est un mec épatant avec une culture musicale très enrichissante. En deux secondes, il peut te chanter n'importe quel air. On a enregistré deux titres avec lui. Par manque de moyens, nous n'avons pas pu continuer à travailler avec lui. Mais quand l'occasion se présentera, on espère que cela se reproduira.

Jénzine Magazine : Parlez-nous des personnes qui vous ont accompagnés sur cet album. On pense notamment à Sylvain Biguet et F.Duquesne.
Sylvain Biguet est l'ingénieur du son avec qui nous travaillons depuis plusieurs années. On a sorti avec lui un EP. Ca s'est toujours bien passé. C'est quelqu'un qui bosse super bien. Il est humainement très agréable. Pour l'album, nous avons fait appel à lui car c'est une valeur sûre. Et pour cela, nous avons squatté la maison d'Alexandre - dit FX -, du moins la maison de ses parents, et plus précisemment le salon où l'on a poussé tous les meubles pour en faire un studio. Sylvain est venu avec son matos chez FX et, pendant deux ou trois semaines, nous avons vraiment installé un studio. Par contre pour le mix, nous avons contacté Fred (Watcha). On avait déjà eu l'occasion de le rencontrer à l'occasion de nombreuses soirées. C'est lui qui nous a recontactés en nous disant que cela faisait longtemps qu'il entendait parler de nous. Cela c'est super bien passé et nous sommes très satisfaits du travail réalisé avec Fred et surtout du résultat.

Jénzine Magazine : Pouvez-vous nous présenter les autres membres du groupe iLis, leurs parcours respectifs ?
Le groupe iLis en tant que tel est composé de FX et moi-même. Après, nous avons changé plusieurs fois de musiciens et nous sommes d'ailleurs restés en très bons termes avec eux. Au départ, lorsque l'on a commencé a monter le groupe, on partait dans l'optique de faire un vrai groupe de quatre voire cinq musiciens où on se serait tous motivés à fond dans la musique. En fait, nous nous sommes vite rendus conpte que c'est très compliqué de trouver des musiciens motivés et aussi fous que nous ! Ce que je peux comprendre d'ailleurs, car la musique à notre niveau, lorsque l'on en est au stade de développement, c'est beaucoup d'investissement, de temps, d'énergie et même d'argent. Pour l'instant, nous ne gagnons pas notre vie avec la musique. Pour l'instant, c'est beaucoup de sacrifices et pas grand choses en retour. C'est un gros pari sur l'avenir et c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de musiciens qui sont prêts a le faire. On a un nouveau membre qui est Jey, le bassiste des Watcha . Cette fois -ci, nous avons choisi des musiciens qui font vraiment de la musique 24h/24 et qui n'ont pas de boulot à côté. Au moins, on a l'assurance que nous sommes tous investis dans la musique.

Jénzine Magazine : Le titre "Sex, Love & Rock And Roll" est clairement un tube (on a beaucoup aimé). Avez-vous prévu de le proclamer single ?
A vrai dire, nous nous sommes pas posés la question ! C'est vrai que c'est un titre qui marche plutôt bien en concert parce que tout le monde reprend le refrain. Si nous ne l'avons pas choisi comme single, c'est tout simplement parce que ce n'est pas un titre représentatif de ce que l'on fait réellement. Le premier single, c'est un peu la carte d'identité du groupe. Mais en deuxième single, pourquoi pas ?

Jénzine Magazine : Au sujet de ce morceau très Pop, comment est-il né ?
Il est né sur la route. Entre Septembre 2007 et Septembre 2008, j'ai décidé de faire une tournée un peu partout en France. On avait pas beaucoup joués en Province et on achetait tout juste notre propre camion pour être indépendants et on pouvoir partir sur les routes. On l'a baptisé le iLis Bus. Cela nous a permis de faire beaucoup de dates. C'était une période super pour nous. Nous avons pu aller au contact du public. C'était comme un rêve. Ce titre exprime ce que l'on a pu ressentir sur la route. C'est une sorte de clin d'œil.

Jénzine Magazine : Peut-on peut y voir le futur son d’iLis dans ce morceau ? On imagine bien un album entier comme ça…
C'est une question que l'on s'est posés aussi. En fait, avant de créer le titre "Sex, Love and Rock and Roll", j'avais fait une chanson dans la même lignée qui s'appelait "Quand Je Serais Grand". Elle était un peu Pop sixties. Mais iLis, ce n'est pas pas que ça. Le son d'Ilis, on le veut éclectique. C'est un album où tout le monde peut s'identifier selon ses humeurs.

Jénzine Magazine : Quels sont les premières parties que vous avez réalisées jusqu’à maintenant ? Celles qui ont le plus comptées pour vous ?
Nous avons eu la chance de faire la première partie de Seether en 2005. C'était génial ! On a eu le trac mais ça c'est super bien passé.Ensuite, nous avons fait des concerts avec des groupes Français et plusieurs festivals avec Deportivo, AqME et Dolly. C'était très enrichissant.

Jénzine Magazine : Est-ce que vous pensez qu’il existe un juste milieu entre musique indépendante et musique grand public ?
C'est justement pour ça que nous avons monté notre propre boite de prod'. La musique est en pleine mutation. Depuis plusieurs années, on parle de crise dans le monde de la musique, mais c'est plutôt une évolution. Pour tous les artistes qui existent en ce moment, et depuis cinq ans a peu prés, c'est très dur car personne ne sait pas où il va. C'est pour cette raison que l'on reste assez battants. Au lieu de nous morfondre et de baisser les bras, on se bat pour prouver que l'on peut exister, même si nous ne sommes pas distribués par une Major. Je pense que la voix de demain, c'est qu'il y ai de moins en moins de barrières entre les artistes et le public.

Jénzine Magazine : Votre album préféré en ce moment ?
Notre album préféré en ce moment, c'est celui de Green Day. Pourtant, on aimait pas trop ce groupe. Mais là, je trouve que leur nouvel album est très varié et super riche. On les avait vus à Paris-Bercy et c'était juste énorme. Ils se donnent à vraiment à cent pour cent. Ils font participer le public et je trouve ça génial. C'est pour ça que je veux faire de la musique. On est aussi très fans du dernier Eiffel, mais, à l'heure actuelle, on a pas encore écouté tout l'album...

Jénzine Magazne : Pensez-vous que devant de la scène, au moment où vous jouez, des spectateurs ont envie à leur tour de créer un groupe, tout comme vous l’avez fait vous-même il y a dix ans ?
Justement, hier, nous avons discutés avec un groupe de fans et elles nous ont dit qu'elles faisaient de la guitare et, qu'en nous voyant jouer, ça leur donnait envie à leur tour de monter leur propre groupe. Je pense que l'on essaye toujours d'avoir un discours positif et que, du coup, ça donne envie de faire de la musique. Lorsqu'elles nous disent que le fait d'écouter notre son les boostent dans leur projet, nous sommes d'autant plus heureux.

Jénzine Magazine : Pour finir, un mot pour vos fans ?
On vous aime ! Comme je l'ai dit, nous essayons de faire de la musique sans intermédiaire. On veut être disponibles pour notre public. Donc, continuez à nous aimer ! On vous aime aussi ! Message d'amour et je terminerai par Sex, Love And Rock & Roll !

Propos recueillis par Samira Mekki


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iLiS
"Sex, Love
& Rock And Roll"

Label :
25h43 Productions

Année : 2009

(c) 2007-2010 Jénzine Magazine