
Jénzine Magazine : Quel est le genre musical qui vous définit le mieux ?
The Nuances : Rock, tout simplement !
Jénzine Magazine : Est-ce que vous êtes également influencés par des groupes comme Staind ou Seether ?
The Nuances : C’est un courant musical que l’on apprécie aussi mais nous n’avons pas tiré beaucoup d’influences de ces groupes là.
Jénzine Magazine : Quels sont vos derniers ‘coups de cœur albums’ en ce moment ?
The Nuances : Le dernier Placebo, le dernier PJ Harvey, l’album "Rendez-Vous" de Manu.
Jénzine Magazine : Pourquoi l’album met-il autant de temps à paraître ? Est-ce stratégique ?
The Nuances : Nous sommes encore sur la finition de l’album. Nous nous sommes aperçu que nous pouvions lui donner encore plus de relief avec certains titres réarrangés en électro-acoustique. Nous avions également envie d’inclure quelques morceaux en Français. Donc cela demande du temps et de la réflexion pour faire cohabiter les diverses facettes du groupe au sein de ce premier album.
Jénzine Magazine : Lorsque vous êtes entrés au Studio l’Harkam et que vous avez entendu votre travail arrangé et mixé par un professionnel pour la première fois, quel effet ça vous a fait ?
The Nuances : Nous avions déjà collaboré avec Willdric Lievin sur un premier single. Donc, nous connaissions déjà sa façon de travailler et de faire sonner le groupe lorsque nous sommes entrés en studio pour l’album. Mais sur le single - notre toute première fois avec lui - nous avons effectivement senti que The Nuances était né. C’est assez difficile à expliquer comme ça, mais c’est la magie de cette rencontre.
Jénzine Magazine : Préférez-vous la scène ou le studio ? Et pourquoi ?
The Nuances : Bien entendu, nous aimons les deux. Ce sont réellement deux énergies différentes à déployer mais tellement essentielles pour notre groupe. Dans un premier temps, le studio nous permet de faire exister nos chansons, d’expérimenter des sons et de délivrer des émotions intragroupe. Le live leur donne une deuxième dimension. Nous pouvons enfin les partager avec le public. Mais dans les deux cas, il y a des moments très forts en partage et en émotions.
Jénzine Magazine : Et toi Christelle, chanter est-il venu avec un apprentissage ou es-tu autodidacte ?
Christelle : Je suis autodidacte en ce qui concerne le chant. C’est venu naturellement. J’ai fait de la musique très jeune donc j’avais les bases. ça m’a sûrement aidée à envisager d’apprendre seule à chanter.
Jénzine Magazine : Vous vous déplacez beaucoup pour vos concerts. Vous avez l’impression que cela vous forge ?
The Nuances : Bien sûr. Il n’ y a rien de plus formateur pour un groupe que d’aller jouer à différents endroits. C’est une expérience nécessaire en tous points ; on rencontre d’autres groupes, on foule des scènes différentes,... Cela représente un apprentissage en quelque sorte pour chaque musicien. Il y a beaucoup de bons souvenirs à en retirer, des anecdotes et des moments forts également.
Jénzine Magazine : Comment naissent vos chansons ? Quelle est votre méthode pour écrire, pour composer ?
The Nuances : Les chansons viennent d’elles-mêmes. Nous ne souhaitons pas forcer la composition. Lorsqu’une idée est bonne, on le sent directement et on la développe ensemble. Nous voulons aussi qu’il n’y ait pas d’une part l’instrumentale, et de l’autre la mélodie de voix. C’est souvent très lié, voire quasi simultané. Christelle est souvent auteur-compositeur de la base, ou bien elle prend un de nos riffs dès qu’elle perçoit la partie vocale qui correspond. Les textes viennent souvent dans un second temps, mais c’est plus un constat qu’une méthode que l’on pratique à chaque fois. Peut-être que pour les prochains morceaux, les textes naîtront avant. Encore une fois, il s’agit de laisser les choses venir d’elles-mêmes.
Jénzine Magazine : Pour vous, The Nuances doit-il être porté par un « son » particulier, un style inimitable et reconnaissable immédiatement ? Est-ce important pour vous d’être différents ?
The Nuances : Pour nous, ce n’est pas forcément la préoccupation essentielle. Nous voulons avant tout mettre en valeur les mélodies et l’énergie. Mais c’est tout aussi important d’avoir une identité forte au niveau sonore et de dégager quelque chose de personnel. C'est un aspect que nous ne négligeons pas et sur lequel nous travaillons perpétuellement.
Jénzine Magazine : Pourquoi s’être appelés The Nuances ? Une signification particulière ?
The Nuances : C’est un peu à l’image de notre groupe. Rassembler toutes les facettes de notre musique et créer une unité autour d’un mot.
Jénzine Magazine : Souhaitez-vous que la musique devienne votre principal métier ?
The Nuances : Oui, nous vivons pour cela. Même si nous avons conscience que c’est difficile d’en vivre à l’heure actuelle.
Jénzine Magazine : Que pensez-vous de la scène Rock actuelle, en France et en Amérique ?
The Nuances : Il y a beaucoup de bons groupes de Rock en France. Mais on sent aussi qu’à l’heure actuelle il y a très peu de diffusion de ce style, et c’est dommage, contrairement aux Etats-Unis qui continuent à faire exister le Rock d’une façon très large. Pourtant, il y a véritablement un public Rock en France.
Jénzine Magazine : Et ces enregistrements acoustiques, comment se passent-ils ?
The Nuances : Ils se passent très bien. Nous venons de terminer un titre en Français qui s’appelle "Des Petites Choses", dont le texte a été écrit par Manu. Nous allons en enregistrer d’autres cet été.
Jénzine Magazine : Aujourd’hui, vous épanouissez-vous davantage dans le tout-acoustique dit ‘unplugged’ que dans vos productions Rock passées ?
The Nuances : Nous n’avons pas de préférence. Justement, nous voulons défendre les deux et nous nous épanouissons complètement dans l’un et l’autre. Nous ressentons même une sorte de transversalité, dans le sens où l’un apporte à l’autre en permanence.
Jénzine Magazine : L’album a-t-il changé de nom entretemps ? Est-ce toujours "Expleasure" ? Ou est-ce, là encore, une surprise ?
The Nuances : Ce sera une surprise !
Jénzine Magazine : Comment allez-vous communiquer la sortie de votre album ? Vous optez davantage pour le buzz internet en virtuel ou, au contraire, beaucoup de concerts bien réels ?
The Nuances : Nous allons, bien entendu, être présents sur les deux ; mais nous voulons partager notre musique directement avec le public donc le live reste la meilleure façon de communiquer en ce qui nous concerne.
Jénzine Magazine : Pour vous, aujourd’hui, quelle diffusion médiatique est la plus valorisante pour un artiste ? Internet (magazine musicaux en ligne, blogs, MySpace,…) ou les médias traditionnels (télé, presse, radios,…) ?
The Nuances : On s’aperçoit qu’il y a un public pour les deux. Certaines personnes boudent actuellement les médias traditionnels de par leur manque de diversité, et où le Rock d’ailleurs s’y fait de plus en plus rare. Mais on ne peut pas nier qu’en terme d’impact, ces médias traditionnels priment encore. Et c’est beaucoup plus accessible d’être sur Internet aussi.
Jénzine Magazine : Et si on vous invitait un jour à enregistrer en Amérique ?
The Nuances : Ce serait tout simplement génial d’enregistrer aux Etats-Unis ou au Canada. Il y a tellement de productions énormes qui en sortent.
Jénzine Magazine : Avec quels groupes vous rêveriez de travailler aujourd’hui ? Un duo avec Amy Lee ?
The Nuances : Plutôt Placebo, Deftones, Smashing Pumpkins, PJ Harvey, Guano Apes, The Cure, Alanis Morissette,... Il y en a beaucoup en fait ! Nous avons déjà collaboré avec Butcho de Watcha et Manu, et cela représente de très bonnes expériences, des rencontres déterminantes. En ce qui concerne Amy Lee et Evanescence, cela ne fait pas partie de ce qui nous influence réellement.
Jénzine Magazine : Pour vous, à quel avenir est promis The Nuances ?
The Nuances : On voit au jour le jour, on espère pouvoir continuer le plus longtemps possible à faire de la musique et à la partager...
Propos recueillis par Rasoa,
The Nuances Street Team pour Jénzine Magazine
(http://the-nuances-fans.blogspot.com/)
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