•• Avec une image de scène à l’allure spatiale, les Space Junky vont vous étonner. Bien plus qu’un groupe, c’est avant tout l’affaire de trois musiciens, tous nés en Australie et déjà bien implantés dans le domaine professionnel, dont leurs diverses expériences autour du globe les a amenés à se rencontrer durant l'année 2000. Aujourd’hui, Space Junky a fait paraître un album savamment réalisé et d’une grande qualité, dans un registre stylistique axé Pop Rock et dont une simple écoute suffit pour se persuader de leurs talents. Aidés d’une extraordinaire visibilité sur la plateforme virtuel Second Life®, le groupe y réalise des concerts In-World et changent, à leur façon, la manière de promouvoir un album au-delà des frontières. Un groupe hors-du commun et bien décidé à se faire connaître en Europe, dont nous avons rencontré sa chanteuse principale qui répond au doux nom de Tania Smith.
Commençons donc par les présentations. Pour bien connaître l’univers qui entoure Space Junky, il faut, avant tout, prendre le temps de découvrir chacun de ses occupants. Il y a tout d’abord Dan Harris, guitariste autodidacte de son état depuis l’âge de onze ans, qui a grandi à Sydney, ville où il réside encore de nos jours. On y retrouve également Luke Mason à la batterie et enfin Tania Smith, la chanteuse et claviériste du groupe. Chaque membre a son histoire, aussi particulière soit-elle, qui créé cette originalité si particulière à Space Junky. Tania vit aujourd’hui aux Etats-Unis, à Nashville plus précisément, et peut déjà se vanter d’un joli parcours. Originaire de Tasmanie, elle commence à jouer du clavier à l’âge de huit ans, son instrument de prédilection étant l’orgue Hammond B3 et grandi en écoutant du Jimmy Smith. Elle choisie rapidement sa voie : la musique. Quelques années plus tard, durant les années quatre-vingt, Tania va suivre en tournée une ribambelle d’artistes reconnus, dont le plus bel exemple est Kylie Minogue, dont elle sera la claviériste officielle durant ses tournées Rhtythm Of Love Tour et Let’s Go To It Tour en 1990. « Kylie et moi avions un ami en commun. », se souvient Tania, « à vrai dire, je n’avais pas revu cet ami depuis un bon bout de temps. Pendant que je vivais à Melbourne, il m’a contacté un jour pour me demander si je souhaitais suivre Kylie en tournée ». Tania a également été la Directrice Musicale auprès de Jamie O’Neal, a enregistré et joué pour Billy Burnette (membre des Fleetwood Mac), ainsi que pour le Countryman Steve Azar, Paul Carrack (Mike & The Mechanics) ou encore Billy Mann.
Un tout aussi beau parcours occupe la vie des autres membres de Space Junky ; Luke Mason a, quant à lui, travaillé avec beaucoup d’artistes sur le continent Asiatique et a remporté, en Malaisie, l’équivalent d’un Grammy Awards dans la catégorie Meilleure Production en Pop Anglaise. Dan Harris, lui, a travaillé aux côtés d’Olivia Newton John et a réalisé également quelques musiques d’émissions télé - notamment pour Beyond 2000, émission largement reconnue en Australie et aux Etats-Unis - ou encore pour la chaîne de télévision Discovery Channel.
Chacun de nos trois membres vivent désormais sur trois continents différents : Tania Smith aux Etats-Unis, Dan Harris est resté en Australie, quant à Luke il réside en Malaisie. Ayant déjà à leur actif plusieurs concerts sur le continent Américain et malgré, de nos jours, la distance qui les séparent, le groupe a eu la savante idée de se produire virtuellement sur scène au sein de la non-moins reconnue plateforme Second Life®. « Nous sommes tous pris par le temps dans nos carrières respectives, ce qui nous empêchent souvent de nous voir et être physiquement tous les trois présents au même endroit », nous expliquent-ils. « Grâce à Internet, ce manque peut être compensé et cela est quelque chose d’essentiel pour notre groupe. Nous arrivons donc à nous retrouver et jouer ensemble dans Second Life® alors que des milliers de kilomètres nous séparent ! » Résultat des courses, plus de cent soixante résidents et fans assidus de Space Junky ont adhérés à leur club en trois semaines seulement. « Nous avons tous les trois été très bien reçus à l’intérieur de Second Life® », ajoute Tania, « nous rencontrons beaucoup de monde et nous avons beaucoup de propositions. Nous avons même été contactés pour réaliser la musique d’une campagne publicitaire nationale. Je pense que Second Life® est une formidable plateforme pour rencontrer des gens qui aiment la musique. ». Avec près de douze concerts virtuels réalisés depuis la date du 25 Juin, le groupe révolutionne donc, quelque peu, la façon de promouvoir un disque, et le public adhère, autant en virtuel qu’en réel. Une expérience positive.
Il faut dire que cet album, nommé "Resident Alien", a tout pour séduire. Une pochette reluisante aux couleurs spatiales, orné d’un univers musical totalement novateur. Aux manettes, on retrouve le producteur Américain Rafe Van Hoy, qui, lui aussi, n’est pas en reste côté expérience, puisqu’il est également l’auteur d’un grand nombre de chansons étalées parmi plus de soixante-dix artistes, incluant Diana Ross, Kenny Rogers, Emmylou Harris, Tom Jones, Mickey Gilley, Sheena Easton, ou encore LeeAnn Rimes. Il a notamment produit l’album solo de Billy Burnette (Fleetwood Mac) "Are You With Me Baby ?". Armé de ce lourd bagage, il était donc évident que les Space Junky, accouchent d’un album scintillant. A peine le CD prend le temps de démarrer sur le morceau "Something Like This", et leur univers est déjà planté, tel un décor insubmersible, où on prend un réel plaisir à prendre notre envol, tout en délicatesse, avec comme destination une toute nouvelle galaxie. Oui, les Space Junky méritent leurs noms ! Sons électroniques, guitares vibrantes, riffs accrocheurs, toutes les bonnes recettes y sont exploitées, maniées avec talent et savoir-faire. On est vite subjugués par le morceau "Gravitational Pull", attrapés par la douceur vocale de Tania et des solos de guitares de Dan sur "Femme Fatale", séduits par le flow Pop Jazzy de "Planet 7", extasiés devant la très mélodique "Double Chocolate" où y résonne l’orgue de Tania, et enfin émus par la très belle "Love Forgives" aux accords rêveurs.
Les chansons de "Resident Alien", toutes enregistrées en Amérique, ont pris le temps de mûrir, le projet ayant pris forme au fil des années, s’adaptant à la carrière de chacun des membres. L’album est aujourd’hui disponible sur la plupart des grandes plateformes de téléchargement légales. Le groupe a été également nominé en tant que Meilleur Groupe International lors des Los Angeles Music Awards. Mais Space Junky a d’autres projets en réserve ; un second album est en cours de réalisation et de nouveaux concerts sont prévus : « Nous aimerions de tout coeur venir nous produire en France, beaucoup de personnes nous le proposent ! ». Quant à Tania, elle songe déjà à créer son propre label pour lancer artistes et groupes présents dans Second Life®.
Après cette belle rencontre, les Space Junky sont remontés dans leur vaisseau spatial en nous lançant un dernier message : « Nous sommes tous amoureux de l’Australie et nous avons toujours soutenu les productions musicales Australiennes, même si cela peut paraître ironique qu’une bande de musiciens comme nous se fasse entendre aujourd’hui de l’autre côté de la planète ! Il est certain que beaucoup de nouveaux médias web, Second Life® en tête de lice, sont de formidables outils pour le futur de l’industrie musicale, et une nouvelle solution pour que musiciens professionnels et mélomanes avertis soient reliés entre eux sans contraintes. Il y a là un réel avantage à tirer pour nous tous. ». Le vaisseau a ensuite décollé et a laissé derrière lui quelques notes brillantes dans le ciel, assez apparentes pour qui veut bien les entendre. Les Space Junky sont retournés sur leurs galaxies respectives, construisant petit à petit leur monde dans ce grand univers, aussi spatial qu’éternel, qu’est la musique. Des résidents vraiment pas comme les autres... ••
Jen Kidonÿ |